GTL-TAXI
Groupement national des entreprises de voitures de Taxis et de Location avec chauffeur

18-4-2017 - Communiqué de presse du Front Commun des taxis de Bruxelles

Plan taxi de Pascal Smet: Les Taxis bruxellois se posent beaucoup de questions.

 

Front Commun des Taxis bruxellois 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 

 

Les Taxis bruxellois se posent beaucoup de questions quant au Plan taxi de Pascal Smet

Le Ministre semble prêt à se plier aux exigences de la multinationale Uber, alors que les chauffeurs de taxis ont déjà perdu 20% à 30% de leur pouvoir d’achat au cours des deux dernières années

 

Bruxelles, le 18 avril 2017 – Le Front Commun des Taxis bruxellois s’est réuni ce mardi après-midi pour discuter du plan taxi que le Ministre bruxellois de la Mobilité compte leur soumettre demain. Les employeurs et les employés du secteur des taxis se posent beaucoup de questions quant à l’initiative du Ministre. Tant la manière de procéder que le contenu du plan laissent à penser que Pascal Smet se plie aux exigences d’Uber et veut libéraliser le secteur à toute vitesse. Ce serait non seulement néfaste pour les chauffeurs de taxis, qui risquent de voir leur métier devenir encore plus précaire, mais également pour les clients.

 

En ce qui concerne la manière, le Front commun des taxis bruxellois tient à souligner que le comité consultatif des taxis n’a plus été convoqué depuis près de deux ans. Toute forme de concertation entre le Cabinet et les principaux responsables du secteur avait entièrement disparu. «Maintenant, nous apprenons par la presse que le Ministre voudrait faire approuver son Plan d’ici mai et qu’il convie le comité consultatif à une réunion durant laquelle le plan sera présenté. Nous osons espérer que le Ministre donnera le temps au secteur d’analyser ce plan et de remettre un avis dont il tiendra compte dans sa proposition de plan final », souligne le Front commun.

Le timing serré annoncé laisse toutefois présager que la réunion de demain ne servira qu’à créer auprès de l’opinion publique l’image d’un Ministre à l’écoute du secteur et d’un secteur opposé à toute forme de modernisation. Ce qui est dans les deux cas contraire à la réalité, puisque le Front commun des taxis bruxellois avait il y a 2 ans déjà formulé des propositions constructives par rapport au Plan taxi initial, qu’il avait approuvé à plus de 80%. Depuis lors, le secteur a appelé le Ministre à moderniser le secteur à maintes reprises, notamment en ce qui concerne le renouvellement des autorisations, le recrutement et les formations ainsi que l’installation de nouveaux taximètres digitaux. Rappelons également que le secteur n’a pas attendu le Ministre pour se moderniser, puisqu’aujourd’hui un taxi bruxellois sur deux est accessible via une application mobile comme taxi.eu et eCab et que des applications de taxi-sharing (Splyt et taxi2share) ont également été lancées.

Sur le contenu du plan, le Front commun ne peut pas encore s’exprimer entièrement puisqu’il n’a pas, contrairement à certains médias, reçu l’occasion de le lire. Il semblerait toutefois, sur base des informations relayées par la presse, que le Ministre opère un virage à 180° par rapport au plan qu’il avait annoncé  il y  a 2  ans.   En effet,  le  plan initial  du Ministre  Smet annonçait vouloir mieux  distinguer ‘la location de voiture avec chauffeur’ (les dites limousines) des taxis, afin d’éviter une concurrence déloyale des limousines qui effectuent des trajets taxis clandestins. Aujourd’hui, le plan de Pascal Smet voudrait justement annuler cette distinction entre limousines et taxis et semblerait donc se plier aux exigences d’Uber qui, rappelons-le, utilise les licences ‘limousines’ pour contourner la législation taxi.

De plus, Pascal Smet voudrait libéraliser les prix. Il voudrait donc organiser une guerre des prix qui profiterait uniquement à la multinationale Uber qui, comme elle le fait à l’étranger, travaillera à perte pendant quelques années, afin de tuer toute concurrence et asseoir son monopole sur le marché bruxellois. La multinationale pourra dès lors librement imposer ses prix aux clients et ses conditions de travail aux chauffeurs. « Il est bien sûr illusoire de croire que le client et le chauffeur en sortiront gagnants. Cette décision signifierait la précarisation de tout un secteur, sans pour autant rendre les courses plus accessibles au bruxellois. Les bénéfices de cette libéralisation iront uniquement aux actionnaires de la multinationale », souligne le Front commun.

En ce qui concerne l’annonce par Pascal Smet que les licences seraient dorénavant octroyées aux chauffeurs, mais qu’en même temps le nombre de voitures serait limité, le secteur se pose également des questions quant à l’organisation pratique de cette mesure.

 

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Le Front Commun des taxis bruxellois réunit les principales associations professionnelles d'exploitants et les syndicats. Il s’agit de A.T.B., AUTOLUX, ELITE TAXI BELGIUM, FEDERATION BELGE DES TAXIS, FNEIT, INGOBOKA TAXIS, TAXIS BLEUS, TAXIS UCCLOIS 2000, TAXIS UNITED, TAXIS VERTS, UNITAX, UPETB, UPETTC, LES PARTENAIRES SOCIAUX : FGTB-UBT, CSC-TRANSCOM, G.T.L.

 

Pour plus d’informations:

 

Marc Delire (G.T.L.)

E-mail:delire@taxisautolux.be

John Reynaert (FGTB-UBT)

E-mail:john.reynaert@btb-abvv.be

Philippe Lescot (CSC-TRANSCOM)

E-mail:plescot.transcom@acv-csc.be

Sam Bouchal (Fédération Belge des Taxis)

E-mail:mol-tax@live.be

 

 

 

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