GTL-TAXI
Groupement national des entreprises de voitures de Taxis et de Location avec chauffeur

27-3-2018 - COMMUNIQUE DE PRESSE - Réaction à la manifestation des taxis à Bruxelles

L’action des taxis bruxellois démontre qu’il est plus que temps que Bruxelles s’attaque vraiment au problème de l’ubérisation

Bruxelles, le 27 mars 2018 – Plusieurs centaines de taxis bruxellois, rejoints par des taxis venant de toute la Belgique ainsi que d’autres pays européens, se sont mobilisés ce mardi pour protester contre l’ubérisation du transport rémunéré de personnes et réclamer la démission du Ministre bruxellois de la mobilité Pascal Smet. G.T.L. regrette les désagréments que cette action fait subir aux navetteurs et aux travailleurs, mais comprend la colère et l’exaspération des chauffeurs de taxis qui y participent. Cela fait des années, en effet, que le secteur et les partenaires sociaux tentent de mener une concertation constructive avec M. Smet, mais celui- ci s’obstine à laisser pourrir la situation. Son inaction laisse libre cours à la concurrence déloyale de la multinationale Uber. Si le gouvernement bruxellois ne réagit pas rapidement, plusieurs centaines de chauffeurs de taxis risquent de perdre leur emploi.

 

Cette fois, la coupe est pleine. Après avoir mené de nombreuses actions symboliques au cours des dernières années afin de tirer la sonnette d’alarme et ouvrir les yeux du monde politique, le secteur des taxis est obligé de constater que la position du Ministre bruxellois de la mobilité Pascal Smet n’a pas bougé d’un iota. Même si M. Smet semble de plus en plus isolé au sein du gouvernement bruxellois,il s’obstine à vouloir imposer un plan taxi qui non seulement ne va pas résoudre le problème de la concurrence déloyale des véhicules Uber à Bruxelles, mais qui risque en plus de remplacer des centaines d’emplois de qualité par des mini-jobsprécaires.

C’est pour cette raison que G.T.L. soutient les revendications des chauffeurs qui participent à l’action menée à Bruxelles ce mardi, tout en appelant ceux-ci à éviter tout débordement qui pourrait nuire à l’image du secteur ou causer des dommages à la population. De nombreux membres de G.T.L. ont d’ailleurs envoyé des voitures pour participer à cette action.

« Le secteur des taxis s’excuse auprès des navetteurs et des Bruxellois pour les embarras de circulation de ce mardi, mais les citoyens doivent comprendre que la situation est devenue intenable pour les chauffeurs de taxis dans la capitale », souligne Pierre Steenberghen, Secrétaire Général de G.T.L. « Les partenaires sociaux sont à la disposition du Ministre Smet pour l’aider à trouver une solution qui aboutirait à une concurrence loyale dans le secteur, mais celui-ci s’obstine à vouloir favoriser une multinationale sans foi ni loi qui enfreint d’innombrables législations dans le monde entier."

« Plutôt que d’obliger Uber à se soumettre aux règles imposées aux taxis, qui garantissent aux chauffeurs des conditions de travail correctes et au client un prix abordable, Monsieur Smet veut uberiser la profession et ainsi pousser les chauffeurs dans une situation précaire et laisser libre court à une flambée des prix », ajoute Pierre Steenberghen.

Les prix utilisés aujourd’hui par Uber sont un leurre. La multinationale travaille mondialement à perte pour pouvoir assoir son hégémonie sur le marché. Dès que ce sera le cas, le consommateur verra le prix de sa course décupler.

Pour rappel, un arrêt récent de la Cour européenne de Justice a stipulé que les entreprises telles qu'Uber doivent être considérées comme des services de transport rémunéré de personnes et doivent donc remplir les mêmes conditions que les taxis.

 

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Communiqué de presse: L’action des taxis bruxellois démontre qu’il est plus que temps que Bruxelles s’attaque vraiment au problème de l’ubérisation

 

 

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