GTL-TAXI
Groupement national des entreprises de voitures de Taxis et de Location avec chauffeur

30/06/2026 - Les flexi-jobs désormais possibles dans le secteur des taxis et des services de location de véhicules avec chauffeur (LVC)

Ce que les employeurs et les chauffeurs doivent savoir à partir du 1er juillet 2026

À partir du 1er juillet 2026, le régime des flexi-jobs est étendu à (presque) tous les secteurs du secteur privé. Les entreprises de taxis et les entreprises de services de location de véhicules avec chauffeur (LVC) peuvent donc également recourir à ce nouveau régime.

Cette réforme offre une nouvelle possibilité pour répondre à des besoins temporaires de personnel, notamment en soirée, la nuit, les week-ends, lors de grands événements ou pendant les périodes de forte activité.

Les flexi-jobs travaillent sous un type particulier de contrat de travail.

Qui peut travailler sous statut de flexi-job?

Le régime est notamment accessible :

  • aux travailleurs qui remplissent les conditions légales relatives à une occupation principale (occupation de référence au trimestre T-3) ;
  • aux pensionnés ;
  • dans certains cas, aux travailleurs occupés à temps plein qui souhaitent exercer un flexi-job auprès d'une entreprise liée.

À noter qu'un travailleur qui réduit volontairement son occupation d'un temps plein à un 4/5 temps ne pourra, en principe, exercer un flexi-job qu'après un délai de cinq trimestres.

En revanche, les indépendants ne peuvent actuellement pas exercer un flexi-job.

Les conditions d'accès sont contrôlées par l'ONSS.

Point d'attention important

Le régime des flexi-jobs a été conçu comme une forme d'occupation complémentaire et non comme un moyen de remplacer un contrat de travail existant.
En principe, un employeur ne peut donc pas transformer, totalement ou partiellement, le contrat de travail ordinaire d'un travailleur déjà en service en contrat de flexi-job.

Ainsi, un chauffeur de taxi ou un chauffeur sous CCT LVC déjà occupé auprès de son employeur dans le cadre d'un contrat de travail ordinaire ne peut, en principe, pas effectuer des prestations supplémentaires (par exemple le week-end, la nuit ou lors de périodes de forte activité) sous le régime du flexi-job chez ce même employeur.

Les règles applicables comportent toutefois certaines situations particulières et exceptions prévues par la législation. Le GTL recommande dès lors aux employeurs de consulter préalablement leur secrétariat social avant d'envisager le recours à un flexi-job dans ce type de situation.

Quel est le coût d'un flexi-job ?

Le salaire flexi doit être au minimum égal au barème sectoriel applicable à la fonction exercée.

Le salaire de base ne peut dépasser 150 % du salaire minimum sectoriel, étant entendu que, depuis le 1er juillet 2026, les indemnités et primes imposées par la loi, un règlement ou une convention collective ne sont plus prises en compte pour apprécier cette limite.

L'employeur est redevable d'une cotisation patronale spéciale de 28 %.

Pour le travailleur, la rémunération flexi reste exonérée des cotisations ordinaires de sécurité sociale et du précompte professionnel aussi longtemps que le plafond fiscal annuel prévu par la législation n'est pas dépassé.

Quelles règles sectorielles sont  applicables ?

Chauffeurs de taxi

Pour les chauffeurs de taxi, restent notamment applicables :

  • la rémunération calculée au pourcentage de la recette ;
  • la garantie du revenu minimum mensuel moyen ;
  • l'indemnité RGPT ;
  • les règles sectorielles relatives à la durée du temps de travail et au temps de mise à disposition de l'employeur ;

Chauffeurs des services de location de voitures avec chauffeur (LVC)

Pour les chauffeurs LVC, restent notamment applicables :

  • les barèmes horaires sectoriels ;
  • les règles relatives à la durée du temps de travail ;
  • l'indemnité RGPT ;

Quelles formalités administratives sont requises ?

Pour recourir à un flexi-job, l'employeur doit notamment :

Recommandation du GTL

Les formalités administratives concrètes peuvent varier selon le mode d'occupation retenu. Le GTL recommande dès lors de prendre contact avec votre secrétariat social avant chaque engagement, afin de s'assurer que toutes les obligations légales et administratives sont correctement respectées.

Il pourra notamment vérifier :

  • si le travailleur remplit les conditions légales d'accès ;
  • les formalités administratives à accomplir ;
  • les conditions salariales applicables ;
  • vérification si des plafonds fiscaux ou sociaux, ou d'autres limitations légales, sont applicables au travailleur concerné.
  • les obligations spécifiques liées à la Dimona et au temps de travail.

Le travailleur peut, quant à lui, consulter sa propre situation via MyCareer (www.mycareer.be), au moyen de son accès personnel sécurisé (itsme®).

Plus d'informations

Pour toute question relative à un dossier individuel, le GTL recommande de prendre contact avec votre secrétariat social habituel.

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