Deux commissions du Parlement européen ont adopté, le 22 octobre 2026, des avis préconisant davantage de flexibilité dans les futures normes européennes d'émissions de CO₂ applicables aux voitures particulières et aux véhicules utilitaires légers.
Selon l'Union internationale des transports routiers (IRU), les commissions TRAN (transports et tourisme) et ITRE (industrie, recherche et énergie) soutiennent des objectifs de réduction des émissions moins contraignants pour les véhicules utilitaires légers que ceux actuellement prévus.
Elles préconisent également une période d'évaluation plus longue ainsi que la création d'une catégorie distincte pour les véhicules fonctionnant exclusivement avec des carburants durables.
Prendre également en compte les carburants durables
Pour le GTL, l'attention croissante accordée aux carburants renouvelables durables constitue un élément particulièrement intéressant.
Le GTL plaide depuis plusieurs années pour une transition réaliste et technologiquement neutre vers des véhicules de taxi plus respectueux de l'environnement.
Outre l'électrification, d'autres solutions permettant de réduire l'impact climatique du transport de personnes doivent également pouvoir être examinées, notamment les carburants renouvelables durables répondant aux critères européens de durabilité.
La disponibilité de véhicules adaptés, leur prix d'achat, les infrastructures de recharge et les contraintes spécifiques des entreprises de taxis doivent être pris en considération.
Quelles conséquences pour la Flandre et Bruxelles ?
En Flandre, les nouveaux véhicules de taxi sont actuellement soumis à des exigences en matière d'écoscore. La réglementation flamande prévoit, à partir de 2030, le passage aux véhicules à zéro émission pour les nouvelles acquisitions de véhicules de taxi.
À Bruxelles, la situation est différente. La réglementation actuelle prévoit qu'à partir du 1er janvier 2027, tout nouveau véhicule inscrit comme taxi devra être à zéro émission.
Le gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale examine actuellement un assouplissement des conditions relatives à l'âge maximal des véhicules de taxi. La mesure envisagée permettrait aux exploitants et aux chauffeurs indépendants de conserver leurs véhicules actuels une année supplémentaire.
Les discussions sont toutefois toujours en cours au sein du gouvernement bruxellois et aucun accord n'aurai, à ce stade, été confirmé.
Cette éventuelle prolongation de la durée d'utilisation des véhicules existants ne remettrait pas en cause l'obligation de zéro émission prévue à partir du 1er janvier 2027 pour les nouveaux véhicules inscrits comme taxis.
Le débat européen sur les normes de CO₂ imposées aux constructeurs automobiles ne modifie donc pas, à ce stade, les obligations régionales applicables aux taxis.
GTL estime néanmoins essentiel que les autorités régionales suivent attentivement les évolutions européennes et tiennent compte, dans leur future politique, de la viabilité économique des entreprises de taxis ainsi que des possibilités offertes par les carburants alternatifs durables.
Aucune décision européenne définitive à ce stade
Les avis adoptés par les commissions TRAN et ITRE ne constituent qu'une étape du processus législatif européen.
La commission compétente du Parlement européen en matière d'environnement (ENVI) doit encore se prononcer sur les propositions, avant les prochaines étapes parlementaires et législatives.
Les règles européennes actuellement en vigueur restent donc inchangées.
GTL continuera à suivre ce dossier, notamment dans le cadre de sa participation au Groupe Taxi de l'IRU, ainsi que les discussions en cours au sein du gouvernement bruxellois concernant les conditions d'âge des véhicules de taxi.



